Le passage du Canada à la télé numérique, en 2011, pourrait pénaliser plusieurs dizaines de milliers de foyers québécois
lundi 23 août 2010
(19 août 2010) Dans son blogue, le réputé chercheur ontarien Michael Geist souligne que plusieurs centaines de milliers de foyers canadiens (850 000 seulement dans les centres urbains) pourraient être affectés par l'adoption, le 31 août 2011, d'un mode numérique plutôt qu'analogue de diffusion par les stations de télévision. Ces foyers n'utilisent en effet ni le câble ni le satellite, actuellement, pour accéder à leurs émissions favorites (ils se servent encore d'antennes). Ils pourraient donc se retrouver avec un écran de télé enneigé d'ici un peu plus d'un an. À moins, s'ils demeurent en milieu rural, d'avoir accès à une solution satellitaire (une option à laquelle le CRTC a ouvert la porte), et s'ils demeurent en milieu urbain, de se doter d'un convertisseur numérique. Malheureusement, les citoyens moins bien nantis n'auront pas nécessairement les moyens de s'équiper de cet équipement coûteux (le Canada, contrairement aux États-Unis, n'entend pas subventionner son acquisition). En outre, une très grande partie des Canadiens ignorent que ce grand changement se prépare et très peu savent comment s'y préparer (le gouvernement fédéral n'entend pas soutenir ou exiger l'organisation d'une campagne d'information, contrairement à ce qui s'est fait en Grande-Bretagne). Résultat : dans 12 mois, de nombreux Québécois se retrouveront sans doute du mauvais côté de la fracture numérique télévisuelle.
Source : http://www.michaelgeist.ca/content/blogcategory/71/135.